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Aux marges du domaine d'Anjou : En 1032, l'avènement de Geoffroy Martel, fils de Foulque Nerra, comte d'Anjou, marque le début de l'influence politique angevine sur le comté de Vendôme. Au cours de la seconde moitié du XIIe siècle, la ville passe tour à tour aux mains d'Henri II Plantagenêt et de Philippe Auguste. L'enjeu territorial de luttes incessantes amène, sans aucun doute, au cours du XIVe siècle, les comtes de Vendôme et de Blois à délimiter leurs domaines respectifs. Vendôme prend part à l'histoire nationale, pendant les deux mois de procès d'un des pairs de France. En effet, en 1458, au château, Charles VII fait dresser un "Lit de justice". Le duc d'Alençon y est condamné pour collusion avec les Anglais. En accueillant ce tribunal, le comte Jean VIII marque ainsi sa fidélité et son soutien au roi. La Trinité de Vendôme, une abbaye puissante dès le XIe siècle : L'abbé Odéric est le premier, en 1066, à obtenir le titre de cardinal. Ce lien direct et privilégié de l'abbaye envers la papauté demeure jusqu'à la Révolution. L'abbé Geoffroy Ier (abbé de 1093 à 1132) affirme le rayonnement de l'abbaye, notamment par son action décisive lors de la querelle des investitures. Il permet au pape Urbain II de reprendre sa position. Cette puissance n'est pas sans créer régulièrement des tensions avec les comtes de Vendôme, qui sont réglées par un accord en 1185. La famille des Bourbon-Vendôme : En 1371, après la mort du comte Bouchard VII et de sa fille Jeanne, Catherine de Vendôme, leur sœur et tante, hérite du comté de Vendôme. Son mariage avec Jean de Bourbon-la-Marche donne naissance à la Maison de Bourbon-Vendôme. Cette dynastie marque l'histoire du comté puis duché à partir de 1515. Ainsi, la comtesse Marie de Luxembourg (1462-1546), fille de Pierre de Luxembourg et de Marguerite de Savoie, après la mort de son époux François de Bourbon, joue un rôle de mécène durant un demi-siècle. Elle préside à l'embellissement de la chapelle Saint-Jacques, la porte Saint-Georges, la collégiale du château et la reconstruction de l'église Saint-Martin. Le 20 octobre 1548, Jeanne d'Albret (1528-1572) épouse Antoine de Bourbon (1518-1562), deuxième duc de Vendôme. Protestante, elle marque ses courts séjours en terre catholique vendômoise. En 1562, des huguenots profanent et pillent la collégiale Saint-Georges. Saccagée en 1793, cette véritable nécropole des Bourbon Vendôme, au cœur de leur château, n'est aujourd'hui plus que ruines. Henri IV va quant à lui faire le siège du château et de la ville alors aux mains des ligueurs catholiques en novembre 1589. Vendôme au cœur de l'histoire révolutionnaire : Située à plus de 120 km de Paris, distance jugée nécessaire pour la sérénité d'un tribunal en période révolutionnaire, Vendôme reçoit la Haute Cour de justice pour le procès de Gracchus Babeuf, Augustin Darthé et de leurs partisans. Finalement, les débats houleux qui animent, pendant plus de sept mois, les audiences (et la ville !) conduisent à l'exécution des deux principaux accusés et à la déportation de la plupart de leurs sympathisants. 1796 signe l'arrêt des meneurs de "La Conspiration des égaux" mais leurs idées trouveront un renouveau après la Révolution de 1830. Le bombardement du 15 juin 1940 : Un lourd bilan humain (89 morts et plus de 200 blessés) marque cet événement violent. La physionomie du centre historique est bouleversée. Environ quatre hectares sont détruits par le bombardement et l'incendie qui s'en suivit. Le tribunal, le logis du gouverneur ainsi que de nombreuses maisons à colombages ont disparu. De nos jours, il reste encore une soixantaine de maisons à pans de bois bien souvent cachées derrière des enduits. Une ville toujours en mouvement : L'aménagement d'une gare TGV en 1990, qui place Vendôme à 43 minutes de Paris, s'est accompagné d'une mutation importante du tissu économique. Elle s'articule autour de trois pôles industriels distincts : aéronautique, électroménager et automobile. Grâce à son offre de commerces et services diversifiée et son dynamisme culturel et associatif, Vendôme s'affirme comme un pôle régional de développement rayonnant sur une aire de 70 000 habitants.
Gourmandises sucrées : Gourmands réjouissez-vous : l'histoire de Vendôme et du Vendômois se croque aussi à pleines dents ! Les pâtissiers locaux se sont ingéniés à créer des recettes évoquant personnages et anecdotes… Des Carrés Ronsard à la prose tout en nougatine et praliné, des Croquignolles balzaciennes aux pages écrites en meringue aux amandes, vous voilà embarqués pour une "dégustation littéraire"... Le Rochambeau (cookies et ganache de chocolat) est à savourer sous la statue de ce maréchal qui se distingua en Amérique du Nord lors de la Guerre d'indépendance. À chaque gourmandise son histoire, petite ou grande, à vous de la découvrir : Croc'champalus, Sainte-Larme, Malice du Loup…
Vendôme conserve depuis le XVIIe siècle un patrimoine unique d'espaces verts qui lui vaut d'être classée ville fleurie "4 fleurs" et qui lui a permis de remporter le "Grand Prix national du fleurissement" pendant 10 années consécutives. Dans le parc Ronsard et le parc du château, de nombreux arbres, certains plus de deux fois centenaires, ont un intérêt botanique. Le platane planté en bord de Loir en 1759 et le cèdre du Liban, au château depuis 1807, sont les plus célèbres d'entre eux. La direction de l'environnement et des espaces verts de la Ville maîtrise depuis longtemps l'art de la "mosaïculture". Ces véritables fresques florales renouvelées au fil des saisons peuvent être admirées près du square Belot, en bord du Loir et dans le jardin de la bibliothèque. Par ailleurs, plusieurs collections sont rassemblées (sauges et plantes odorantes dans la cour du cloître de la Trinité). Une leçon de botanique en plein air s'offre ainsi aux amateurs, dans quelques-uns des jardins publics de Vendôme. Sur les chemins du patrimoine : De la cour de récréation de l'ancien collège aux platanes vénérables jusqu'aux bords du Loir, découvrez des lieux chargés d'histoire. 2 circuits vous invitent à découvrir le cœur historique de Vendôme. Les 2 parcours partent de l'Office de Tourisme et se complètent, permettant ainsi de découvrir toute la richesse du patrimoine de la ville.
L'hôtel de ville : Le duc César de Vendôme fonde en 1623 un collège qu'il confie à des Oratoriens (congrégation religieuse établie en France au XVIIe siècle). Cet édifice change plusieurs fois de nom ; école militaire royale à la fin du XVIIIe siècle, il devient le lycée Ronsard en 1930. En 1969-1970, un nouveau lycée est construit au nord de la ville. Les anciens locaux, inoccupés, sont aménagés en 1982 pour accueillir l'hôtel de ville. De 1639 à 1777, briques et pierres sont assemblées selon l'esthétique polychrome de l'architecture classique française. Conçues dans l'axe du portail d'entrée, rue Saint-Jacques, les façades ordonnancées de la cour d'honneur, en sont le plus beau témoignage. Honoré de Balzac (1799-1850) fut élève durant 7 années, au début du XIXe siècle au collège de Vendôme. La tradition veut qu'il effectue ses punitions, enfermé dans un réduit de l'ancien hôtel du Bellay, connu aujourd'hui sous le nom d'hôtel du Saillant, abritant l'Office de Tourisme. La chapelle Saint-Jacques : Dès le XIIe siècle, ce lieu accueille des pèlerins en chemin vers Saint-Jacques de Compostelle. Cette chapelle gothique flamboyante résulte de transformations entreprises aux XVe et XVIe siècles. À partir de 1623, les Oratoriens, enseignant au collège situé à proximité, en font la chapelle de leur établissement. Désaffectée à la Révolution, elle devient magasin militaire puis salle de spectacle pour être rendue au culte en 1826. Depuis 1982, la chapelle Saint-Jacques accueille des expositions. La rue du Change doit son nom au bureau de change attesté en 1354. Élargie au XIXe siècle, la rue devient piétonnière en 1978. La poste actuelle s'est installée en 1956 dans un ancien grand magasin "Les Nouvelles Galeries" construit au début du XXe siècle. La tour de l'Islette : La tour de l'Islette fait partie des fortifications, construites au XIIIe siècle en bord du Loir. A partir du XVIIIe siècle, la tour comme les autres ouvrages défensifs sont délaissés, en partie abattus et réutilisés par les Vendômois. Au fil des siècles, les nombreuses crues du Loir endommagent les murs d'enceinte et les ponts alors en bois. Près de la tour de l'Islette, le pont Chartrain est ainsi reconstruit en pierre en 1691. L'ancien couvent des Cordeliers : C'est au XIIIe siècle, après le départ des moines templiers, que ce couvent devient un des plus importants établissements de l'ordre des Cordeliers. En 1589, lors du siège de la ville par Henri IV, le couvent est pillé en représailles à l'esprit de résistance envers les huguenots instigué par les Cordeliers. Après la Révolution, des religieuses bénédictines du Calvaire achètent et agrandissent le couvent pour y installer une maison d'éducation. À partir de 1971, l'hôpital de Vendôme, propriétaire des lieux depuis 1964, y gère une maison de retraite. L'actuelle place de la Liberté, prend son nom en 1913. Cette ancienne petite île cultivée est supprimée par la déviation du Loir pour accueillir un champ de foire. La pente des petits jardins : Ces prairies humides au Moyen Age vont recevoir au XIXe siècle les décombres de la ville. Finalement ce terrain en bord du Loir est réhabilité et devient le square Belot en 1898. Les militaires, installés dans l'abbaye de la Trinité, construisent les ponts de l'Islette et du quartier pour désenclaver leur caserne. Sur la pente des petits jardins, chaque année, de nouvelles scènes florales sont composées en mosaïculture. Tous ces parcs et jardins participent à la recherche de qualité et de diversité du fleurissement de Vendôme. La porte d'eau : Cette porte, fortifiée au cours de la fin du XIIIe et au XVe siècles, est aussi appelée arche des Grands Prés, du nom des terrains qui l'environnent. Dès le Moyen Âge, la quantité d'eau du Loir est contrôlée pour alimenter les moulins de la ville. Ainsi, un barrage a été maçonné par les moines de la Trinité pour assurer le débit nécessaire à leur moulin dénommé "moulin Perrin". Pierre de Ronsard (1524-1585) cite la vallée du Loir et le Vendômois dans ses écrits. Ce poète de la cour est né au manoir de la Possonière, à une quarantaine de kilomètres de Vendôme. Le chevet de la Trinité : L'abbaye bénédictine de la Trinité possède une église dès l'époque romane. En 1271, cet édifice est jugé délabré par les moines qui décident de le reconstruire. Un nouveau chœur est édifié vers 1308. L'harmonie des proportions et les larges baies ornées de motifs en trèfles sont représentatives de l'architecture gothique rayonnante. Il semble que, dès le XIIe siècle, l'abbé cardinal ait eu une demeure séparée des dortoirs communs des moines. L'édifice actuel correspond à une partie de l'ensemble des logis construits au XVe siècle dans le style gothique flamboyant. La rue de l'Abbaye n'existe que depuis le début du XIXe siècle après le démantèlement du monastère. Le pont de l'abbaye terminé en 1859 va fixer le tracé de cette ancienne impasse. Le quartier Rochambeau : En 1791, les bâtiments de l'abbaye de la Trinité sont mis en vente. Les locaux abritent un tribunal, des prisons et la sous-préfecture. C'est en 1802 que s'établit un quartier de cavalerie prenant le nom de quartier Rochambeau en 1886. Près de trente bâtiments (écuries, manèges, magasins…) vont être progressivement construits. Le 20e Chasseurs à cheval, décimé en 1914, termine la liste des régiments stationnés à Vendôme. La gendarmerie, dernier occupant des lieux, est réinstallée à proximité immédiate, depuis 1996. La chapelle primitive est construite dès la fondation de l'abbaye au XIe siècle. Les larges baies de sa façade sud ont été percées à la Révolution pour mieux éclairer le réfectoire créé pour des prisonniers. La salle garde d'ailleurs cette fonction de cantine au XIXe siècle au sein du quartier de cavalerie. C'est à l'arrière de l'édifice que l'on peut voir les baies d'origine murées ainsi que des colonnes-contreforts. La cour du Cloître : Le cloître (du latin "claustrum" : clôture) est un espace réservé à la méditation des moines. Il est au cœur du fonctionnement de cette abbaye bénédictine et comprend : le dortoir, le réfectoire et le logis des hôtes. La cuisine circulaire (comme à Fontevraud) et l'aile sud ont été remplacées par un bâtiment plus imposant, nécessaire à l'accueil des moines bénédictins mauristes au XVIIIe siècle. Seule la partie nord de la galerie du cloître, le long de l'église, a survécu à la démolition décidée par l'armée en 1907. La salle capitulaire est le lieu de réunion quotidien des moines. Un des murs de la salle est orné de très belles fresques (fin XIe début XIIe siècles) découvertes en 1972 derrière un mur du XIVe siècle. "La Pêche miraculeuse" (Jean 21, 1-14) demeure la plus belle de ces scènes illustrant des événements survenus après "La Résurrection du Christ". La façade de la Trinité : En 1508, la virtuosité du maître d'œuvre, Jean Texier dit Jean de Beauce, s'allie à celle des sculpteurs pour réaliser la façade de l'abbatiale de la Trinité. Cet "embrasement sculpté" est un des chefs-d'œuvre de l'art gothique flamboyant. Le clocher de l'église constitue aussi un édifice exceptionnel construit au XIIe siècle. Il ressemble au clocher sud de la cathédrale de Chartres qui lui est contemporain. Les maisons en pans de bois : De nombreuses maisons médiévales du centre de Vendôme sont en pans de bois, mode de construction économique encore utilisé aux XVIIIe et XIXe siècles. Datée de la fin du XVe siècle, la maison Saint-Martin est constituée d'un assemblage de poteaux de bois reposant sur des sablières (poutres horizontales). Au rez-de-chaussée, quatre sculptures représentent, de gauche à droite : saint Martin, saint Jacques, saint Jean-Baptiste et saint Louis. Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, futur maréchal de Rochambeau, est né à Vendôme le 1er juillet 1725. Sur la place Saint-Martin, sa statue, érigée en 1900, témoigne d'un des nombreux faits d'armes de ce militaire de carrière. Aux côtés de George Washington, Rochambeau concourt à la victoire de Yorktown en 1781, pour la cause de l'indépendance américaine.
L'église Sainte-Marie-Madeleine : Le 2 juin 1474, Jean VIII, comte de Vendôme, fonde l'église Sainte-Marie-Madeleine avec le soutien de ses habitants et notamment des confréries de vignerons et jardiniers cultivant de nombreuses terres maraîchères alentour. Si l'édifice est daté du XVe siècle, son intérieur a été restauré au XIXe siècle et présente un bel ensemble de vitraux de l'atelier Lobin de Tours. L'origine de l'hôpital qui jouxte la place de la Madeleine se situe vers 1620 - 1623 lorsque l'Hôtel-Dieu est transféré en ce lieu par César de Vendôme. Cet établissement religieux est laïcisé à partir de 1905. La bibliothèque : Dessiné par l'architecte Édouard Marganne, cet édifice est construit, de 1866 à 1868, pour abriter la bibliothèque, le musée et la société archéologique. Épargné par le bombardement de juin 1940, le bâtiment va alors devenir l'hôtel de ville. Les collections du musée rejoignent l'abbaye de la Trinité en 1953. Après aménagement, la bibliothèque occupe seule depuis 1986 les locaux tandis que l'hôtel de ville trouve place dans l'ancien lycée Ronsard. Gervais Launay (1804-1891), professeur de dessin au collège de Vendôme, passionné d'histoire et d'archéologie, a réalisé des aquarelles qui sont reprises pour illustrer les pupitres de ces deux circuits. Ses œuvres originales sont conservées à la bibliothèque de Vendôme. La chapelle Saint-Pierre-la-Motte : Cette chapelle du XIe siècle appartenait à un prieuré dirigé par des moines de Saint-Georges-des-Bois. Vendue en 1791 et transformée plusieurs fois, il ne subsiste semble-t-il qu'un tiers de l'édifice. L'espace intérieur correspond à la sobriété extérieure de ce petit édifice roman qui constitue, de nos jours, un des plus anciens monuments de Vendôme. L'ancienne église Saint-Martin : La tour Saint-Martin est l'ancien clocher d'une église qui occupait presque tout l'espace de la place actuelle. Après la Révolution, de nombreuses transformations ont affaibli la structure de l'édifice et la voûte s'effondre en 1854. L'église est finalement démolie et son clocher (fin XVe, début XVIe siècles) est converti en beffroi. Le carillon de la tour Saint-Martin évoque les seules villes détenues au XVe siècle par le dauphin Charles VII : "Orléans, Beaugency, Notre-Dame-de-Cléry et Vendôme…" La place du marché : Autrefois place du Pilori, lieu d'exécution publique supprimé au XVIe siècle, la place du Marché n'est à l'origine qu'une rue élargie. Pour remédier aux problèmes de circulation causés par le marché, la ville achète et démolit des maisons. L'actuelle halle couverte est inaugurée en 1896 et vitrée en 1981. La porte du Pont neuf : Le pont de bois qui reliait la ville close à la basse-cour du château au XVIIIe siècle disparaît faute d'entretien. La porte du Pont neuf commande cet accès. Elle est le seul témoin de ce point de passage entre les deux enceintes fortifiées. Lors de la mise à sac de Vendôme le 19 novembre 1589, c'est par cette porte que s'engouffrent les troupes d'Henri IV prenant la ville après leur assaut victorieux du château. La porte Saint-Georges : Cette porte est la seule encore en place parmi les quatre qui contrôlaient l'accès dans la ville. En 1467, le comte Jean VIII la concède à perpétuité aux échevins qui décident d'y tenir leur assemblée. La porte est ornée d'un décor de médaillons au XVIe siècle. Les réunions du conseil municipal et les mariages s'y déroulent de nouveau depuis sa restauration en 1959 suite à l'incendie lié au bombardement de 1940. La maison "Fisseau", à côté de la porte Saint-Georges, date de 1947. Albert Fisseau, charpentier compagnon du devoir, a réalisé cette maison à pans de bois dont une des lucarnes est très ouvragée. Le château au XVIIe siècle : Une gravure du château au XVIIe siècle permet de visualiser l'ampleur des aménagements commandés par le duc César de Vendôme. Ce dernier fait réaliser une rampe d'accès et une porte d'entrée pour ouvrir le château vers l'extérieur. Des vastes logis construits deux siècles plus tôt, il ne reste que la base des tours qui dominent la rampe. En contrebas, la rue Ferme constitue l'ancienne basse-cour du château, sorte de couloir de sécurité contrôlé par des portes fortifiées. Les demeures de la rue sont pour la plupart d'anciennes maisons des chanoines de la collégiale du château. L'ancienne collégiale Saint-Georges : La collégiale du château abrite, de sa fondation au XIe siècle jusqu'au XVIIe siècle, les tombeaux des comtes et ducs de Vendôme, notamment ceux de Jeanne d'Albret et d'Antoine de Bourbon, parents d'Henri IV. Malheureusement, le démantèlement du château, après la Révolution, va de pair avec celui de ce sanctuaire des Bourbon Vendôme, déjà mis à mal par deux assauts (en 1562 par les huguenots et en 1793 par les révolutionnaires). Les haies d'ifs (plantées en 1935) matérialisent in situ le plan de l'édifice. L'enceinte médiévale du château : Le premier point fortifié au XIe siècle est un donjon quadrangulaire situé à la pointe nord-ouest du promontoire rocheux (à l'extérieur du parc actuel, dans une propriété privée appelée La Capitainerie). L'enceinte médiévale, dont les murs sont encore en partie visibles, date du XIIe siècle. La tour de Poitiers, tour maîtresse, domine toujours par sa taille cet ancien dispositif, renforcé au XIVe siècle. Délaissé par les ducs de Vendôme, le château est rattaché à la couronne en 1712 mais n'en obtient pas plus d'attention. En 1791, la ruine du château est confirmée par sa vente à divers propriétaires. Le cèdre majestueux, planté en 1807, témoigne de son renouveau en tant que parc d'agrément. En mars 2001, l'effondrement d'une tour et d'une partie du mur d'enceinte explique de nos jours la position de vestiges à mi-pente du talus.
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C. Gontier et des auteurs anonymes ont contribué au guide touristique de la commune de Vendôme sur cette page. |
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