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De la Garonne au Canal du Midi, de Saint-Sernin à la Cité de l'Espace, Toulouse sème des invitations à venir découvrir ses nombreux visages.
Le Capitole est un passage incontournable pour les toulousains et les visiteurs. Il a été terminé sous sa forme actuelle en 1759, avec une façade longue de plus de 128 mètres. Ses huit colonnes représentent les huit Capitouls qui géraient la ville à partir du XIIe siècle. Aujourd'hui, le Capitole est toujours l'Hôtel de Ville de Toulouse. Il renferme de splendides peintures dans ses salles : salle Gervais, salle Henri Martin et surtout salle des Illustres. A l'extérieur, la cour Henri IV a été restaurée et une croix du Languedoc de bronze a été tracée au centre de la place. Depuis 300 ans, le Donjon, actuellement siège de l'Office du Tourisme, a remplacé une ancienne tour de défense.
Après le Capitole, c'est le second monument emblématique de Toulouse. La Basilique a été bâtie au XIe siècle pour commémorer la mémoire de Saint-Sernin, premier évêque et martyr de Toulouse. C'est le plus vaste ensemble roman au monde et sans doute l'un des plus beaux. En 1096, la partie orientale de l'église, le déambulatoire, les chapelles et le chœur étaient achevés. La seconde partie de l'édifice, la nef, la façade et les deux tours ont été lancées plus tard par le chanoine Gairard. La basilique a subi depuis sa construction de nombreuses restaurations dont celle de Viollet-le-Duc. Il y a quelques années, un nouveau chantier a redonné à Saint-Sernin son aspect original. Aujourd'hui, elle reste cette magnifique «fleur de corail» chantée par Nougaro.
Cet ensemble conventuel est un ancien couvent des frères prêcheurs construit entre la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe. C'est un exemple d'art gothique languedocien. Le monument reçoit 200 000 visiteurs par an. La splendeur intérieure contraste avec la rigueur extérieure du monument. La double nef est séparée par des colonnes de 20 mètres de haut, et les nervures de l'abside forment le fameux palmier des Jacobins. Le cloître, lui, est réputé pour ses colonnettes et ses chapiteaux de marbre à décor floral et animalier.
La construction de la cathédrale s'est étendue sur cinq siècles, du XIIIe au XVIIe siècle. C'est l'un des monuments les plus curieux de Toulouse car il s'agit en fait d'un collage de plusieurs édifices, au fil des siècles. Peu classique, elle est remarquable pour sa rosace et ses 17chapelles.
C'est une partie de l'actuel lycée Pierre-de-Fermat. Cette demeure a été construite entre 1530 et 1550 par Jean de Bernuy, négociant enrichi par le commerce du pastel. On admirera la porte d'entrée sculptée, côté conciergerie, et surtout le splendide escalier intérieur.
Construit à la demande de Pierre d'Assézat, en 1555, c'est un édifice emblématique de la riche époque pastelière et des Capitouls. Il a sans doute été réalisé par Nicolas Bachelier, architecte et sculpteur qui a marqué toute la Renaissance toulousaine. Cet hôtel a été rénové par la Ville de Toulouse pour accueillir la fondation Bemberg. On y découvre une salle consacrée au peintre Bonnard, mais on peut aussi voir des peintures de la Renaissance, des Corot, Van Dick, Manet, le Tintoret…
Sur la rive gauche de la Garonne, cet édifice imposant a servi d'hospice durant huit siècles. Il a autrefois constitué une étape importante sur la route de Saint-Jacques de Compostelle. En 1257, il s'est développé sur l'emplacement de deux hôpitaux plus anciens : Sainte-Marie de la Daurade et Hôpital Novel. Confiés à la confrérie de Saint-Jacques, ils ont été réunis en un seul Hôpital devenu Hôtel-Dieu en 1554. Il accueillait tous les malheureux, mendiants, vagabonds, femmes de mauvaise vie et pèlerins. Son rôle était plus de recueillir que de soigner. Il n'est devenu un véritable centre de soins et d'enseignement qu'au XIXe siècle. Aujourd'hui, on y trouve le centre administratif du CHU et depuis peu, un musée de la médecine et un musée des instruments de médecine des Hôpitaux de Toulouse.
A deux pas de la place Saint-Georges et de la cathédrale Saint-Etienne se trouve le véritable musée des Beaux-Arts de Toulouse. Créé en 1795 dans un ancien couvent, représentatif du style gothique médiéval, il a été l'un des tout premiers musées de France et s'est enrichi avec les saisies révolutionnaires. Depuis quelques années, une politique de rénovation a permis de mettre davantage les œuvres en valeur -la salle des sculptures au rez-de-chaussée est à voir absolument- et des expositions temporaires, composées pour partie d'œuvres du musée, et pour partie d'œuvres prêtées, permettent au public de redécouvrir progressivement un fonds très riche : on y dénombre plus de 4000 sculptures et peintures, dont des Rubens, des Delacroix, des Corot… Il faut aussi profiter de son cloître qui entoure l'ancien jardin botanique du couvent, sur lequel veille une rangée de terribles gargouilles.
A quelques centaines de mètres des Augustins, en allant vers la Garonne, l'Hôtel d'Assézat, chef-d'œuvre de la Renaissance, accueille la fondation Bemberg, établie à Toulouse par un mécène issu d'une famille d'industriels allemands, installés en Argentine. L'histoire dit que Georges Bemberg, francophile convaincu, acheta son premier tableau, une gouache de Pissaro, à l'âge de 20ans, pour 200 dollars. Depuis 1995, La Ville de Toulouse a mis à sa disposition l'Hôtel d'Assezat pour que le public puisse profiter de sa collection qui compte entre autres une trentaine de tableaux de Bonnard. Les locaux, récemment agrandis grâce à l'acquisition d'un immeuble voisin, permettent d'accueillir de nouvelles œuvres et une salle de conférences. On peut admirer des œuvres de Cézanne, Signac, Picasso, mais aussi du mobilier ancien et des objets d'art du XVIe au XVIIIe siècle.
Ce musée abrite une collection unique de plus de 2000 œuvres permettant de parcourir les courants artistiques nés de la seconde guerre mondiale jusqu'aux nouvelles formes de création contemporaine, issues autant du Bassin méditerranéen que de l'Extrême-Orient et des États-Unis. Chaque année, cet ancien site industriel du XIXe siècle accueille des expositions majeures.
En revenant vers la vieille ville, au pied de Saint-Sernin, le visiteur découvre le passé le plus lointain de Toulouse quand la ville rose était encore Tolosa, avec le Musée des Antiques Saint-Raymond. Restauré ces dernières années, ce musée s'est installé dans un collège universitaire datant du XIIIe siècle. On y découvre toute la richesse de l'Antiquité toulousaine, en particulier une collection de sculptures romaines unique en Europe, constituée de bustes provenant de la Villa de Chiragan, à Martres Tolosane, à travers lesquelles on découvre des portraits d'empereurs romains et des bas reliefs représentant les travaux d'Hercule. On peut aussi y voir des sarcophages chrétiens et un ensemble d'objets du Moyen Âge venant de nécropoles de la région.
Fondé par Paul Dupuy, grand amateur d'art, réunit une vaste collection de dessins (Ingres, Delacroix, Toulouse Lautrec), de gravures, mais aussi d'ivoires, d'émaux anciens, de faïences ainsi qu'une collection d'horlogerie. Ce musée est installé dans l'ancien Hôtel de Besson.
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Office de Tourisme de Toulouse et Mélissa Buttelli ont contribué au guide touristique de la commune de Toulouse sur cette page. |
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